23/10/2009

Il y'a des jours comme ça...!

Il y’a des jours comme ça…tout va mal..du réveil jusqu'à minuit…tout va de travers…tout te tombe dessus…comme ça sans préavis…la guigne totale…la tienne…et celle des autres aussi…il y’a aussi des jours ou physiquement t’es amoindri…trop de boulot…trop de stress…trop d’énervement…un doigt qui fait mal…un muscle froissé…un coude en compote…Il y’a aussi des jours ou tu cherche à parler à quelqu’un …pour partager un malaise…pour se débarrasser d’un mal être…pour vider son cœur…pour se rassurer…pour se sentir aimé…et tu n’y arrive pas…un crédit épuisé…la charge à plat…loin du tout…son téléphone éteint ou hors réseau…il y’a aussi des jours…ou un ami en mal d’être t’appelle…vient à toi…cherche à trouver le réconfort…cherche un conseil…cherche un ami…et toi tu n’y peux rien car toi-même t’es aussi mal que lui…peut être pire…il y’a aussi des jours ou ton supérieur…ton boss…ton inspecteur…ton collègue…ta secrétaire…te fait sortir de tes gants…te fait bouillir ton sang…te fait préméditer un assassinat…tout ça par sa bêtise…sa bassesse…son pouvoir…son incapacité ou sa nonchalance…il y’a des jours ou t’as besoin de tendresse…de calins…d’amour…t’as besoin d’être avec ton amour…ton conjoint…ta sœur…ta maman…mais personne n’est là !

Il y’a des rares jours…ou tout ça arrive…en même temps…avec une synchronisation diabolique…tu te retrouve happé dans un tourbillon d’événements, de situations, de sentiments, de paradoxes, de frustrations, de colères…

Tu te réveille.. dés le début tu sens que c’est une mauvaise journée…un café brulant…le réveil qui ne sonne pas…le chauffe bain en panne…un œuf pourri…une tartine qui tombe par terre sur son coté beurré…ton petit doigt encastré sous la porte…la batterie de ta voiture qui rend l’âme…le bus qui n’arrive pas à l’heure…pas un seul taxi de libre…ta copine te fait la gueule…pas de carte de recharge pour ton téléphone…ta copine te fait doublement la gueule…tu te fais piqué ton portable…tu te fais insulté par un chauffard…tu rate ta station…ton inspecteur débarque…t’es en retard au boulot…ton boss te passe un savon…tu marche sur une crotte molle…tu glisse sur le verglas…tu te fais mal…tu éclabousse tes vêtements…le distributeur ne marche pas…il n’a pas de place de parking…t’as voiture « tetchinguel » à la fourrière…grève des transports…tu rate ton déjeuner avec ta copine…elle te fait triplement la gueule…un déluge s’abat du ciel et t’as pas de parapluie…t’es mouillé jusqu’a l’os..tu t’abrite sous une porche tu te fais viré par un clochard…et la tu commence à réaliser…qu’il y’a quelque chose qui ne tourne pas rond…tu regarde le ciel et tu te crois victime d’une conspiration cosmique…le doute ronge ton être…t’as plus confiance…tu crois que ta femme te trompe…ton inspecteur veut te nuire…ton collègue te sabote…ton voisin veut tuer ton chien…ta famille ne t’aime pas…ton comptable t’arnaque…tu te sens vieillissant…tu te sens en perte de vitesse…tu sens que t’as raté ta vie…trop de mauvais choix…trop de mauvais coups…trop de temps perdu…tu pense à ton premier amour…à ta première aventure…à ton rêve de toujours…sous la pluie…le tonnerre et les eclairs…tes pas te portent au port…tu reste debout…sans un mouvement…contemplant un voilier…rêvant d’aventures..d’iles vierges…de sable blanc et de danseuses indigènes…la nuit t’enveloppe…le gardien du port te chasse…personne ne te prend en stop…tu marche au bord de la route…tes mauvaises pensées sont ton seul compagnon…t’as tant besoin de te retrouver chez toi…prendre une douche brulante…te changer…et glisser sous la couette avec l’être élu de ton cœur…Tu arrive enfin chez toi…tu ne retrouve pas tes clefs…tu casse un carreau…te te coupe la main…tu cherche à allumer la lumière…pas d’électricité…pas d’eau chaude…tu te rappelle les factures impayés…tu es a bout de nerf…seul..dans le noir…dans le froid…ta copine t’appelle sur le fixe et te dit que tout est fini entre vous…tout simplement car elle était mal…qu’elle avait besoin de toi et que tu n’étais pas la pour elle…elle ne veut rien entendre…la clé de voute de ton existence est retirée…tout s’ecroule autour de toi…tes nerfs lâchent et tu te fond en larmes…une tempête de larmes…de cris…de tonnerres et d’éclairs…tu implore le ciel pour que tout ça s’arrête…Tic…tac…tic…tac…l’horloge du mur sonne douze coups…Minuit…zéro…zéro…

Tu croise les doigts…tu t’abandonne à morphe…en espérant que le jour d’après soit mieux que celui d’avant !

13/04/2009

L'ECUME DE LA FURIE

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Debout

Bien debout !

Face au vent

Dans la tempête

Je guette l’horizon

Horizon gris…noir …menaçant !

L’écume des vagues rince mes larmes

Larmes sèches… invisibles…douloureuses

J’observe cette scene d’amour et de passion

Une passion torride…

Entre cette mer déchainée et ces rochers millénaires

Une passion partagée

Dans cette mer contre ces rochers

Un amour ensoleillé

Une envie instantanée

Entre le passé et le présent je me perds

Je remémore cet amour éphémère

Et je crie

Je crie…contre vent et tempête

aie…j’ai mal…j’ai réellement mal… un mal qui ronge, froisse et mutile …

je crie…je crie…un cri qui jailli du fin fond de mon être…un cri chargé de colère…un cri chargé d’amertume…un cri animal…un cri venu d’outre monde…un cri de désarroi…d’incompréhension…de lassitude…

Je crie ma colère contre moi…contre nous…contre elle… contre le soleil qui nous a chauffés, contre la lune qui nous a illuminés, contre la terre qui nous a caché…contre tout l’univers …notre univers…

Avec ce cri…mes sentiments se libèrent…mes idées s’éparpillent…mon être se dissipe…le temps d’un instant…le temps de l’expiration…le temps d’un battement d’aile d’un papillon.

Le temps s’arrête !

Je ne sens plus le vent sur mon visage

Ni l’écume de cette furie

Je suis dans l’œil du cyclone !

Et je suis encore debout !

....

 

11/04/2009

le chasseur des mauvais rêves

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Je suis allongé sur mon lit…l’âme meurtri…je ferme les yeux et je n’entends que la douce valse de la Pluit …Mon âme s’égard dans les méandres de l’oubli…

Un totem au dessus de ma tête…une sculpture éphémère…les souvenirs me submergent…les larmes me noient…un été pas si loin…une chaleur torride…une plongée dans le grand bleu…des éclats de rires…une quête particulière…du vert, du rose et de l’arc en ciel…une danse aquatique, fluide, hydroponique…la danse des dauphin !

Un totem de squelettes…suspendu dans le vide…par des fils invisibles...étrange sépulture pour des êtres épineux…totem fait par amour…par passion…dans le secret…un cadeau inanimé…magique…mystérieux…un chasseur de cauchemars et de mauvais rêves…le chasseur de l’oubli !

Je ne cesse de l’observer…il ne cesse de bouger…un équilibre imparfait…tel le balancier du temps éternel…je retiens mon souffle…mon corps se relâche…mes muscles se desserrent, le battement de mon cœur se ralentit…je suis comme hypnotisé…

Fermer les yeux, respirer un grand coup puis plonger dans le plus profond de son être, se débarrasser de ses peurs, de ses complexes et de son enveloppe charnelle…se sentir léger, aérien et céleste…s’envoler, s’évaporer et se dissiper…pour ne plus être… !

Ne plus être…ne plus être… sans elle… !

.....


 

06/04/2009

Perdido

Je regarde mon clavier…je caresse les touches…je me concentre sur mes émotions…rien…encore rien…je suis dans l’incapacité d’écrire…c’est vraiment frustrant…ça dure depuis un bon moment…mes pensées sont tellement dissipées que j’ai du mal à les traduire en mots…le curseur clignote devant mes yeux…il me supplie d’écrire…écrire…n’importe quoi…n’importe comment…simplement d’écrire…remplir cette page blanche…cette page qui s’offre à moi telle une vierge le jour de ses noces…les vents de la révolte excitent mes doigts…regard grave…sourcils enfoncés…un dernier élan de fierte…une idée à la volée…rien!

18/12/2008

The day after dying

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t'es la...vivant...ton cœur bat...tu respire...t'es la en lutte conte mère nature...affaibli...meurtri...ton cœur hésite a battre...tic...tac...tic...tac...tic...t ac...tes neurones comptent les secondes...t'es toujours la...t'es un survivant...t'es plus la...tu es plongé dans ton inconscient...en guerre contre tes peines...pas facile de les tuer...c'est la danse des morts...les spectres illuminent le néant avec leur noirceur...tu cherche à t'y extirper...tu cherche à arracher un souffle...tu cherche à transpercer l'air qui t'emprisonne...tu cherche a y croire...croire encore à la vie...à ta vie...mainte fois tournée en dérision...insultée...haïe pour un oui pour un non...clic...clac...le verrou tombe...les vagues bleues de ton âme jaillissent de ton essentiel et vont transpercer le néant qui t'enveloppe...

…aie…j’ai mal…j’ai réellement mal…je crie…je crie…un cri qui jailli du fin fond de mon être…un cri chargé de colère…un cri chargé d’amertume…un cri animal…un cri venu d’outre monde…un cri de désarroi…d’incompréhension…de lassitude…
Avec ce cri…mes sentiments se libèrent…mes idées s’éparpillent…mon être se dissipe…le temps d’un instant…le temps de l’expiration…le temps d’un battement d’aile d’un papillon vivant en Calédonie. Le temps s’arrête…mon sang se fige dans mes veines…le temps d’une expiration…puis j’implose, mon cœur se gonfle, se congestionne, se serre…avant que d’exploser transpercé par un pieu de chagrin…je perd mon sang…je perd mon fluide vitale…des frissons me parcourent, je ne sens plus mon corps…je suis gelé..j’ai froid…un froid glacial..un froid mortel..un froid noir !
non mon heure n'a pas encore sonné, elle était la, elle...grand E double ailes...elle me berçai..lueur d'espoir dans ce néant absurde...j'étais gardé par un ange...un dernier baiser...une dernière entrainte
Mes paupieres se ferment…ma respiration se ralentie..ma fièvre tombe mes délires se calment...mes yeux s'ouvrent...un autre jour commence..je me rendors

30/01/2008

Noirceur des coeurs brulés...

La pluie

Fine...légére...

elle leche mon visage...

...

Piégé…je marche…sous la pluie

Sans parapluie…

je marche

 Je regarde le ciel

 Des larmes aux yeux…

une frayeur…la peur!

Tout est gris…

un gris très sombre…

un gris noir

Noirceur des cœurs brûlés

J’avance…

des pas lourds…

de plus en plus lourd

J’ai de la peine pour marcher…

Chaud…un liquide chaud…mon liquide

 Ma main essaye de le contenir

Je continue de me vider...

 Mes pensées se dissipent…

la peur…

la peur…

la peur!

 Le jeu de ma vie Se déroule comme un film

Un mal de tête, J’ai chaud, Ma gorge se resserre ,

J’étouffe!

Des sueurs froides…

Envie de crier

envie d’en finir

Je ne sais plus pourquoi?

....

Elle était la

Sorti de nulle part

Elle, la même.. 

Même sourire

Même regard poignard

Elle joue avec moi

Elle veut m’achever

Elle n’a pas hésité  

m’a plante comme un vampire assoiffé de sang

Je n’ai pas pu esquiver

Elle était rapide…précise…glaciale.

Un éclair, J’ai vu un éclair

Le monde s’est brisé

Des morceaux De vies et de morts

Piège

Elle m’a piège

Elle me lance un regard

De pitié ? D’amertume ?

De victoire ? ….

Elle s’éloigne

Un dernier regard

Elle disparaît

…..

18/10/2007

Il pleut au paradis

Il pleut au paradis...

Je me glisse sous la douche…

Il est est 5h passée du matin

Je n’ai pas encore sommeil…

L’eau coule sur mon visage…

Mes pensées se regroupent pour former des petites réflexions… Ces derniers temps,je pense de moins en moins…plus il y’a du travail… plus je pense moins… plus je suis occupé…plus je pense moins…le seul moment ou je me retrouve seul pour penser c’est dans l’eau…en nageant...des moments volés…des moments de pur plaisir…mais aussi parfois tellement douloureux…

Regarder en face son existence…sonder son âme…jusqu’au plus profond de ses recoins…accepter ses erreurs, ses échecs,ses incertitudes…ses maladresses…mais aussi ses reussites et ses satisfactions...!

 

Je ne sais plus ou je suis…moi aussi je suis emporté par les flots comme tout le monde… Tout le monde essaye d’échapper à ses pensées…ne pas les confronter…se voiler le regard face à la réalité…chacun à sa façon…l’essentiel c’est de ne pas se retrouver seul à seul face à son existence…étudier…travailler…bloguer…chatter…danser…regarder la télé…jusqu'à l’épuisement total…puis dormir et encore dormir…ainsi on évite la confrontation…ainsi on peut gagner du temps…et si par malheur le sommeil ne vient pas…on commence alors à compter…pas les moutons mais l’argent, les crédits, les créances, les achats…jusqu'à l’épuisement puis on dort ! Je ne sais pas si le genre humain aura  encore un cerveau dans le future ou une sorte de disque dur qui ne sert qu’a accumuler les informations…on n’arrive plus à méditer car tout simplement on est submergés par des flots d’informations, de films, de musiques, d’odeurs,de visuels…on est tout simplement drogués par notre mode de vie moderne… !

 

Ceci dit, je suis plutôt du genre à prendre les choses de face surtout quand il s’agit de mon existence… je ne sais pas si j’avais toujours fait les bons choix ou non, je sais simplement que je devais prendre des choix et je l’ai fait et je ne dois pas regretter…même si ces choix vont à l’encontre de mon cœur…même si ces choix vont à l’encontre de ma raison…même si ces choix vont à l’encontre de la société ou je vis…

 J’ai 31 ans…j’ai passé la moitié de mon existence à essayer de comprendre les choses…et a ce stade je n’ai encore rien compris !

 Pourquoi c’est si compliqué ? Pourquoi les choses ne vont jamais comme on veut ? Pourquoi il faut batailler pour l’amour et Tuer pour la paix ?

….

J’ouvre mes yeux…

Mes idées me fuient…

Comme si elles n’ont jamais existés !

01/03/2007

Révélation de l’au-delà

Je ne peux décrire l’état qui me prend quant je suis touché par la vérité de quelqu’un… !
C’est une sensation étrange agréable et intrigante, j’ai même appris à discerner entre les individus ceux qui m’inspirent du premier contact et ceux difficiles à cerner ! une sorte de 6ème sens !
Je suis prétentieux…
Ça vient comme ça, à l’improviste et sans préavis… je sens en premier les angoisses et les peurs ensuite les rêves et les objectifs !
Je me regarde dans le miroir et je me vois !

Je ne vis pas pour bouffer, je ne vis pas pour travailler, je ne vis pas pour étudier, je ne vis pas pour aimer, je ne vis pas pour frimer, je ne vis pas pour l’argent…je vis pour VIVRE et tout ce que je viens d’évoquer ce ne sont que des détails qui améliorent, facilitent et épicent mon quotidien dans cette vie !

En effet, Mon seul et unique objectif, c’est rester intègre vis à vis de moi même et de mon entourage…
Suis je normale de penser ainsi, peut être je suis un marginal ,peut être je suis dans le tort, je ne sais plus ou suis je réellement…j’exagère un peu je crois…cette foi absolue dans ma bonne étoile, cette logique de gagnant que je prône…me serait elle fatale ????
Je ne sais plus…j’ai la prétention de provoquer des gens normaux, qui ont les pieds sur terre qui ne se posent aucune question dans leur foutue vie, mais pour qui je me prend ?? pour le messie ?
J’ARRETE, oui j’arrête de me prendre la tête avec des histoires qui ne sont pas les miennes, de m’introduire dans le moi intime de ces personnes simples et rationnelles !
QUI ? qui m’a nommé avocat du rêve, défenseur des légendes personnelles et inquisiteur des mois rationnels !
Je me DETESTE !

Je suis dans le néant, le néant parfait…entouré d’une chape d’émoi, mon être s’élève … j’ai peur… je quitte mon enveloppe charnelle, je sens le bruit de mon cœur qui s’estampe, s’aminci et disparaît, je ne suis plus… ! qu’est ce qui se passe ? je n’arrive plus à respirer…je ne respire plus et pourtant… je pense, mon esprit est intact, incrédule mais intact…suis je mort ? ça ne peut être vrai !
Une éternité…j’erre ! je continue ma quête, ma quête de l’absolue ! je crois que suis perdu…je suis seul, une solitude en plomb, une solitude infernale ! je tremble, mon être tremble ! y’a t’il une voie d’issue, y’a t’il une finalité ?
Je refuse cette idée de la disparition, je ne peux disparaître sans avoir accompli ma mission sur terre, je ne peux pas être effacer ainsi de cette vie sans avoir émis une seule objection… c’est ma vie et je dois dire mon mot en ce qui la concerne !N’EST CE PAS ?
Ma pensée reste sans écho ! puis une chose incroyable survient, ma pensée commence à se dissiper, mon être se disloque, mes souvenir s’effacent sans laisser de traces, je deviens incohérent et puis…comme c’est étrange je n’ai plus peur…je suis serein…une dernière pensée…le NEANT PARFAIT !
Etait ce un millième de seconde en temps de vie… ce fut une éternité en temps de MORT !


Le 17 septembre 2003

 

MON PREMIER POST LE 28/02/2005

voici les Commentaires reçus ;)

15/02/2007

REGARD POIGNARD

je me trouve une place pour ma vieille voiture, une cour de chantier…elle va bien avec le décor…je l’encastre bien, entre une bétonneuse rouillée et un lit tamis…j’arrive à entrebâiller ma portière, à m’extirper de l’habitacle…je m’éloigne un peu puis je me retourne pour observer la composition, un bout de parking, l’obscurité atténuée par un réverbère au bout de la ruelle, une musique assourdissante qui émane d’un bâtiment désaffecté, un boumzioued qui résonne dans les locaux déserts avant de s’engouffrer par les petites fentes en briques rouges qui ont remplacé les fenêtres…la bétonnière rouillée posée sur un tas de gravas comme une relique de la première guerre, témoignant des épreuves de sa vie…ma pauvre voiture, immaculée de boue, fatiguée par le temps … un lit en fer qui sert de tamis, il a du connaître ses heures de gloire, d’amour,de bonheur,de pauvreté avant d’échouer ici…que peut il nous raconter s’il pouvait parler ?...des pas lourds derrière moi, la curiosité d’un ouvrier me ramène à la réalité, il toussote, une tige dans sa main, la met dans sa bouche, la roule avec ses lèvres, sa main gauche tire un briquet de l’une de ses poches… allume sa tige… tire une taffe, me regarde du coin de l’œil puis s’évanoui dans l’obscurité…il fait un peu frais, je presse le pas,j’atteins le local, j’entre, la musique me parvient aux oreilles, une salsa, je monte les grands escaliers qui mènent au bar, le volume augmente, je m’imbibe des sons…une ambiance enfumée…je suis emporté…les odeurs viennent à mon encontre…des odeurs familiers mais tellement différentes des bouzes de vaches…un mélange de Gucci,de prada, de yve saint Laurent,de bières,d’alcools,de cigares et de sueur…tout se mélange, tout s’imbrique, une odeur unique…l’odeur de la nuit, l’odeur du fric, l’odeur de l’interdit…

 

Je me fraye un chemin…envoûté par la musique…j’atteint la piste…je cherche une cavalière…une femme…assise sur un mini tabouret tel une reine sur son trône…un visage angélique…un regard poignard…on croise les fers…elle vient vers moi…se donne…je prends…sa main dans la mienne…son corps face au mien…son regard m’envoûte…elle s’invite dans mon monde…Tendue…son corps ne suit pas…elle résiste…elle se débat…désolé c’est moi qui mène la danse…un premier tour, un deuxième puis tout s’enchaîne…sa crispation se dissipe peu à peu…ses mouvements deviennent de plus en plus souples, de plus en plus fluide…elle se laisse guidée…elle savoure le piège…elle a perdu tout ses repères…sauf un seul…moi…son partenaire…autour duquel elle tourne…tel la terre autour du soleil…elle savoure encore…la musique change…une batchata…c’est pas mon fort…mais j’adore…nos corps s’attirent…je sert ma prise contre son dos, ses seins se collent contre mon buste son visage au creux de mon coup, son souffle contre ma peau…elle ferme ses yeux…elle s’abandonne…je ferme les yeux…je respire son odeur…la danse peut commencer…on quitte notre dimension…on devient un seule entité…nos corps imbriques, nos odeurs mélangées, un seul tempo nous fait balancer…tout s’estampe…le monde, les bruits, les odeurs, les danseurs…plus rien n’existe,on transcende,on s’enivre, la musique nous entraîne, l’envie nous prend...une transe…un état second…le morceau s’arrête…un dernier regard brutal…un dernier tombé…nos corps se séparent…nos regards se croisent une dernière fois, la plénitude …une hésitation…nos corps s’éloignent…je la suis du regard…je reprend mon manteau…je ne la vois plus…elle a disparu…elle n’existe plus…elle n’a jamais existée…ce n’était qu’une enterloupe de l’esprit…je redescend les escalier…encore porté par l’ivresse de l’instant…je sors…la brise du petit matin m’accueille…je retourne vers ma sculpture éphémère…la bétonnière, le lit et ma vieille voiture…

11/02/2007

DELIRIUM


Tommy Emmanuel - angelina

Je suis allongé dans mon lit…je viens de prendre une douche…une longue douche…il est 2h du matin…j’étais debout…immobile sous le jet d’eau…mon esprit en ébullition…mon âme en perdition…mon être en décomposition…je cherchai…je cherchai…à recoller les morceaux…à calmer mon désarroi…à éteindre l’incendie…l’eau noyait mes cheveux…flouait ma vue…enveloppait mon corps…je me sentais coupé du monde réel…comme si j’étais de l’autre coté d’un miroir…simple reflet de la réalité …ma réalité …absurde et incohérente …Combien de temps je suis resté immobile…Difficile à dire…

J’essayai de mettre de l’ordre dans mes pensées…tout est désordonné dans mon esprit…je doit m’arrêter pour tout ranger et mettre de l’ordre…3 ans déjà…le temps passe vite…3ans depuis mon dernier arrêt…le temps passe si vite…au dernier arrêt j’avais pris mon temps…et plus que mon temps… il le fallait bien…j’étais à un croisement important de ma vie…il ne fallait pas se tromper sur mes choix …suivre mon instinct…foncer tête baissée dans l’arène de la vie réelle…plonger en apnée…

Je suis méloncolique depuis quelques temps…un cycle de ma vie s’achève et un autre va commencer…encore une période charnière dans ma futile existence…il le faut pourtant…il faut que je m’arrête…il faut faire le point…dresser les bilans…estimer le chemin parcouru, réévaluer mes choix…le besoin d’une tel arrêt se fait de plus en plus sentir…je suis un peu éparpillé depuis quelques temps…je perd du temps…beaucoup de temps…je décélere…

J’ai horreur de cet état…je deviens sur mes nerfs…je perd mon contrôle…

Assez… !

Il faut réagir…

Il faut tout ranger...et puis on verra bien...

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